Communiqué de presse
Le Sommet de la Maison-Blanche sur le paludisme
Les Etats-Unis s’engagent à éradiquer le paludisme
DAKAR, le 15 décembre 2006 -- Le 14 décembre
2006, le président Bush et son épouse, Mme Laura Bush, ont accueilli
à Washington le premier Sommet de la Maison-Blanche sur le paludisme auquel
participaient des spécialistes et des représentants du gouvernement
américain, d'institutions multilatérales, du secteur privé,
des chefs de file de la société civile africaine ainsi que des représentants
d'organisations bénévoles, confessionnelles et sans but lucratif.
L'objectif de ce sommet fut de sensibiliser les gens à propos du paludisme
et de lancer des initiatives au niveau local afin de sauver des millions de vie
en Afrique. Lors du sommet, Mme Bush a annoncé la désignation du
25 avril 2007 comme Journée de sensibilisation au paludisme – date
qui associera les Etats-Unis avec les pays africains et d'autres pays qui ont
fait du 25 avril une journée destinée à mieux faire connaître
le paludisme et à réaffirmer leur engagement à lutter contre
lui.
En outre, au cours du sommet, on a annoncé huit nouveaux bénéficiaires
de l'aide dans le cadre de l'Initiative du président contre le paludisme
(PMI). Il s'agit du Bénin, de l'Éthiopie, du Ghana, du Kenya, du
Liberia, de Madagascar, du Mali et de la Zambie.
Intervenant au sommet, Melinda Gates, Présidente de la Fondation Bill
et Melinda Gates, a annoncé que son organisation est dans le processus
d’augmentation du nombre de projets qu’elle finance dans la recherche
de nouveaux traitements du paludisme.
Depuis 1995, la Fondation Gates a dépensé 642 millions USD pour
lutter contre le paludisme, selon l’organisation. Gates a également
noté d’autres efforts significatifs du secteur privé tels
que le nouveau programme «Rien d’autre que les moustiquaires»
de l’Association nationale de basketball et l’Association national
de basketball féminin.
Ce projet va utiliser le pouvoir de la diffusion télévisuelle
des matchs et des joueurs pour sensibiliser le peuple américain sur le
rôle qu’il peut jouer dans la lutte contre le paludisme dans les pays
affectés.
L'Initiative du président contre le paludisme (PMI)
Le président Bush a annoncé le lancement de l'Initiative du président
contre le paludisme (President's Malaria Initiative, ou PMI) en juin 2005. Portant
sur cinq ans et 1,2 milliard USD, la PMI encourage le secteur privé à
s'associer au gouvernement des États-Unis pour lutter contre le paludisme
dans 15 des pays d'Afrique les plus durement touchés. Elle se conduit par
l’USAID, conjointement avec le Département de la Santé et
des Services Sociaux (Centers for Disease Control and Prevention), le Département
d’Etat et la Maison-Blanche.
Le but de la PMI est de réduire de 50% les décès dus
au paludisme dans 15 pays d’Afrique en touchant 85% des groupes les plus
vulnérables -- principalement les femmes enceintes, les enfants de moins
de 5 ans et les personnes vivant avec le VIH/SIDA -- avec des services, fournitures
et médicaments qui sauvent des vies.
Profil « PMI » du Sénégal
En juin 2006, Mme Bush a annoncé que le Sénégal figurerait
parmi les pays qui bénéficient de la PMI. Les activités dans
le cadre de cette initiative au Sénégal porteront sur la pulvérisation
d'insecticide dans les logements, sur l'offre de soins préventifs aux femmes
enceintes et sur la prompte administration de nouveaux médicaments à
base d'artémisine. Les établissements sanitaires et les cases de
santé locales disposent de ces médicaments, qui font l'objet de
campagnes d'information et de formation destinées à augmenter le
nombre des personnes susceptibles d'en bénéficier.
Pour appuyer le programme national de lutte contre le paludisme du Sénégal,
la PMI soutient 4 stratégies d’intervention clés de prévention
et de traitement du paludisme:
- Traitement aux insecticides (aspersion intra-domiciliaire)
- Moustiquaires imprégnées
- Médicaments qui sauvent des vies
- Prevention chez les femmes enceintes (traitement préventif intermittent)
La PMI effectuera ainsi des aspersions intra-domiciliaires, dispensera des
soins préventifs aux femmes enceintes, ainsi qu’un traitement rapide
avec les nouveaux médicaments ACT. Les prochaines activités de la
PMI prévues au Sénégal sont les suivantes:
- Appuyer les aspersions intra-domiciliaires dans 3 districts, pour protéger
environ 650.000 personnes. Dans le cadre de cette activité et d’autres
futures activités similaires, la PMI appuiera aussi l’élaboration
d’un plan de suivi et évaluation détaillé, incluant
des données aussi bien épidémiologiques qu’entomologiques.
Améliorer la gestion et le diagnostic des cas de paludisme. La PMI appuiera
la formation des techniciens de laboratoire du Ministère de la Santé,
achètera des fournitures et équipements de laboratoire, et renforcera
le laboratoire central de référence du paludisme.
- Appuyer plusieurs différentes méthodes de distribution de moustiquaires
imprégnées longue durée, telles que des campagnes de distribution
gratuite ciblant les populations les plus vulnérables, la distribution
de moustiquaires subventionnées dans les centres de santé à
travers l’actuel programme de bons, et les ventes commerciales au grand
public dans les centres urbains où le pouvoir d’achat des populations
de moustiquaires de qualité est plus élevé.
A ce jour, 100.000 moustiquaires sont en train d’être réimprégnées
pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans dans les régions
de Kaolack, de Kolda, de Louga, de Thiès et de Zinguinchor.
L'emploi des moustiquaires imprégnées
Depuis plusieurs anneés, l'USAID au Sénégal encourage l'emploi
des moustiquaires imprégnées d'insecticide qui constitue un moyen
important de prévention contre le paludisme. Pour mener à bien la
campagne en faveur de l'emploi de ces moustiquaires, l'USAID oeuvre de concert
avec plusieurs organisations non gouvernementales, dont le Christian Children's
Fund, Africare, Plan International et World Vision.
L'usage de moustiquaires imprégnées d'insecticide est l'une
des méthodes les plus efficaces pour prévenir le paludisme. Les
études auxquelles on se livre depuis le début des années
1990 montrent que leur utilisation a entraîné une diminution de 45
% des cas de paludisme aigus, de 42 % des naissances prématurées,
et de 20 % de toutes les causes de mortalité infantile.
Au cours d'une visite à la région de Thiès en septembre
2006, l'Ambassadeur des États-Unis au Sénégal, Mme Janice
Jacobs et l'adjoint du gouverneur de la région, M. Baba Ly, ont chacun
mis un comprimé d'insecticide dans une cuvette contenant un demi-litre
d'eau où ils l'ont fait dissoudre en remuant l'eau. Portant un masque et
des gants en plastique, ils ont ensuite versé cette solution sur des moutisquaires
blanches, bleues et roses et l'ont fait pénétrer dans le tissu avant
d'étendre à plat les moustiquaires pour qu'elles sèchent.
Mme Jacobs a fait remarquer qu'il est particulièrement important que
les femmes enceintes et les enfants, qui sont les plus susceptibles de contracter
le paludisme, dorment toujours sous une telle moustiquaire.
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