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Allocution de M. John Stamm, USAID/Sénégal, à l'occasion de la Technofoire de Thiès, le 9 septembre 2004 -M. le Directeur de Cabinet représentant le Ministre de l’Information,
de l’intégration Economique Africaine et de la Promotion des NTIC C'est avec beaucoup de plaisir que je participe à l’ouverture de la quatrième technofoire parrainée par DynaEntreprises et ses partenaires. La Technofoire fait partie des activités les plus novatrices menées par l’USAID pendant ses 43 années de coopération avec le Sénégal. Durant cette présente édition, les visiteurs auront l’opportunité de découvrir les technologies les plus récentes, nouer des contacts d’affaires, partager leurs connaissances, expériences et savoir-faire. Pourquoi l'USAID a -t-elle mis en place des programmes tels que la promotion des PME, le renforcement des capacités des entreprises, le développement de la microfinance, le renforcement des filières, et des activités comme les technofoires ? L'expérience de ces quatre décennies au Sénégal montre qu'un secteur privé fort est essentiel à la croissance économique et la réduction de la pauvreté. De l'indépendance en 1960 jusqu’en 1994, le secteur public était considéré comme le principal moteur de la croissance économique. 98 sociétés parapubliques furent créées, entre 1960 et 1980, pour produire et exporter des biens et services. Ces sociétés étaient peu performantes et étaient fortement subventionnées par l'épargne intérieure et des emprunts extérieurs. Le résultat fut loin d’être positif. En effet, en 1994, le Sénégalais moyen était devenu plus pauvre qu'en 1960. Le PIB par habitant en 1960 était de 500 dollars, contre un peu plus de 400 dollars en 1994. Au même moment, l'Etat s'était considérablement endetté. En 1994, il prit la courageuse décision de changer la politique de croissance en faisant du secteur privé le moteur de la croissance. Ainsi, l'Etat entreprit de créer un environnement qui stimule et favorise la croissance d'un secteur privé compétitif et dynamique. Cette stratégie a marché. En 1994, le PIB par habitant se situait à un peu plus de 400 dollars, mais en 2003, il a augmenté pour atteindre environ 575 dollars. Pendant cette période, le taux de pauvreté a fortement baissé de 61,4% en 1994 à 48,5% en 2002. Pour soutenir la croissance du secteur privé, l’USAID, dans le cadre de son plan stratégique, a créé le programme DynaEntreprise et d’autres programmes. L'idée était de mobiliser l'énergie des entrepreneurs et l'excellente expertise technique disponible dans le pays, pour aider les entreprises à croître et réaliser leur potentiel, en tant que moteur de la croissance économique. Cette technofoire est un bon exemple des aspects forts et dynamiques du secteur privé que nous encourageons. Un de ces aspects est l’utilisation des consultants locaux dont les cabinets ont fait l'essentiel du travail. Par exemple, au lieu de faire appel à des experts étrangers, DynaEntreprises a adjugé, durant son mandat, environ 580 contrats à plus de 200 cabinets locaux pour assurer la formation et l'assistance technique, et fournir des équipements qui ont permis de renforcer les institutions de microfinance. Dyna, fidèle à sa réputation, a encore fait appel à l’expertise locale pour fournir les services nécessaires à l’organisation de cette technofoire de Thiès. En effet, le choix de Wawri Net et ACDEB pour assurer la planification, la logistique et la publicité de cette technofoire, est significatif à bien des égards. Un autre aspect clé du secteur privé est l’importance du rôle des régions dans le développement économique. Cette technofoire est la quatrième du genre tenue dans une capitale régionale. La plupart de nos ressources sont consacrées aux régions. Depuis 1999, nos programmes de promotion du secteur privé interviennent dans 5 régions : la zone périurbaine de Dakar, Thiès, Tambacounda, Kolda et Ziguinchor. Cette décentralisation est l'un des points forts du programme. En effet, le taux de pauvreté est à peu près le double dans les zones rurales que dans les zones urbaines. Notre présence dans les régions nous permet de mieux comprendre les besoins des populations locales et d'offrir une assistance plus pertinente à ces zones. Elle nous a aussi permis de mener un travail de proximité plus efficace. Comme nous pouvons tous le constater, il y a des exposants qui viennent de Ziguinchor, Tambacounda, Dakar, St. Louis, Diourbel, Kolda, Kaolack, et Thiès. Ils représentent des activités dans les domaines de l’agroalimentaire, la médecine traditionnelle, l’informatique, l’artisanat, etc. Ils illustrent bien le dynamisme du secteur privé à travers le commerce et les échanges interrégionaux. Un autre aspect clé du secteur privé, qui mérite beaucoup d’attention, est le renforcement de plusieurs sous-secteurs clés. Il s’agit notamment de la microfinance, avec l’effort de développement fourni par Dyna ; la production et la transformation de la noix d’acajou, grâce au travail d’Enterprise Works, qui nous a donné beaucoup de satisfaction aussi. L’objectif visé était de consentir un investissement stratégique pour booster surtout le secteur informel qui représente au moins 50% de l'économie nationale. Ceci a un impact direct positif sur la croissance des entreprises, la création d'emplois et, par conséquent, la réduction de la pauvreté. Enfin, un autre aspect tout aussi important du secteur privé, est l'information et la communication qui ont été menées à travers des journées d'information, des sites web, des forums des affaires, des publications et, bien entendu, les technofoires. Mesdames, Messieurs, la précédente technofoire, tenue en Octobre 2002 à Ziguinchor, avait enregistré la participation de 40 exposants, venus de divers horizons, et plus de 1800 visiteurs. Aujourd’hui, c’est le tour de Thiès. Il est vrai que Thiès n’a pu bénéficier des mêmes conditions optimales, en termes de temps de planification et de moyens financiers conséquents, que les précédentes, pour les raisons que nous savons. Malgré cela, nous notons la présence de nombreux exposants, environ 60 à ce jour, et attendons beaucoup de visiteurs du fait de l’importance de la région et du dynamisme de son secteur privé. Mesdames, Messieurs, cette présente édition est la dernière parrainée par Dyna, mais nous avons bon espoir que des opérateurs économiques vont prendre la relève pour perpétuer la tradition. En effet, la foire des affaires qui avait été quasiment organisée et financée par la commune de Mbour en 2002, nous donne beaucoup d’espoir dans ce sens. Le secteur privé a les outils pour mieux s’organiser et tenir de tels événements ; les foires et forums de ces dernières années peuvent servir de modèles de planification, coordination, publicité et logistique. Le secteur privé comprend aussi des prestataires de services très dynamiques, des associations et groupements bien organisés, un sous-secteur de microfinance très solide et beaucoup d’entrepreneurs motivés et proactifs. Bien sûr l’USAID et les autres bailleurs de fonds seront encore là pour vous accompagner dans la mise en œuvre de vos activités. A cet égard, je voudrais attirer l’attention des opérateurs économiques ici présents sur l’existence de programmes comme Wula Nafa, le Programme de Promotion des Exportations du Sénégal, l’Etude du Parcours de l’Investisseur et autres. Nous sommes très encouragés par les progrès que nous avons constatés jusqu’à présent. Nous vous souhaitons une bonne technofoire et beaucoup de succès dans l’avenir. Je vous remercie de votre aimable attention. |
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