Discours de M. Kevin Mullally à l’occasion
d’un atelier pour la promotion des femmes enseignantes
Fatick, le 16 novembre 2007
C’est un plaisir d’être parmi vous aujourd’hui.
Votre sujet de discussion et très important pour vous et pour votre pays.
Je viens d’arriver au Sénégal, mais mes collaborateurs qui
ont visité plusieurs collèges ruraux dans les régions cibles
ont rencontré très peu de femmes enseignantes.
La sous représentation des femmes, de l’enseignement primaire à celui
supérieur, est malheureusement confirmé par les statistiques du
Ministère de l’éducation. Moins de 10% des enseignants sont
des femmes.
Pourquoi aussi peu d’enseignantes au Sénégal quand dans beaucoup
de pays les femmes sont presque majoritaires dans ce métier ? Il
y a là un problème d’équité. Améliorer
cette situation contribuera à la bonne gouvernance du système éducatif
et pourrait motiver les filles à poursuivre leurs études.
Le déficit le plus inquiétant demeure la baisse de motivation constatée
de plus en plus chez les enseignants. Il y a quelques décennies le métier
d’enseignant était encore un rêve pour beaucoup de jeunes.
Beaucoup d’adultes se rappellent encore l’engagement et l’enthousiasme
de leurs enseignants.
Aujourd’hui beaucoup d’enseignants arrivent dans le métier
par défaut. Ils y restent faute de trouver mieux. Avons-nous assez réfléchi
sur comment créer plus de vocation d’enseignement chez les jeunes
et surtout chez les femmes ? Avons-nous assez réfléchi sur
les stratégies pour les motiver et maintenir leur enthousiasme à servir
partout dans le pays ?
J’espère que vous prendrez le temps d’échanger à l’occasion
de cet atelier sur ces questions cruciales qui touchent en dernière analyse,
l’image de l’école sénégalaise.
Les propositions de solutions venant de vous, enseignants, seront une
contribution de taille à la résorption des difficultés qui
affectent la fonction d’enseignant.
Bonne continuation.
Je vous remercie de votre aimable attention.
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