![]() |
|
| |
|||||||
| Anglais | |||||||
Discours de Mme. Sylva Etian, l'USAID/Sénégal, à l'occasion de l'atelier de restitution de l’Enquête Nationale sur les OEVDakar, le 18 janvier 2008Cet atelier représente un aboutissement de plusieurs années d’activité, de discussion et d’action. En avril 2002 à Yamoussoukro le Sénégal a participe au premier Atelier régional d’Afrique de l’Ouest et du Centre sur les Orphelins et enfants rendus vulnérables par le SIDA pour développer les stratégies d’OEV et ensuite ici à Dakar en juin 2002. Plusieurs acteurs ont participe à ce processus et ont mis un grand effort pour faire avancer la thématique des OEV sur le plan institutionnel et opérationnel. Parmi ces acteurs figure Synergie pour l’Enfance et son directeur, Dr. Ngagne Mbaye, que je salue pour son énergie et sa dévotion « never-ending » pour cette thématique qui est la vie et le bien-être des enfants rendus vulnérables par le VIH et la pauvreté. Je ne vais pas reprendre l’historique du processus qui nous a amèné aujourd’hui à la validation de l’Analyse Situationnelle National des OEV, mais je voudrais partager avec vous deux souhaits qui sont l’utilisation de ce document et l’esprit dans lequel cette analyse a été mise en œuvre. En fin de compte, cette analyse ne constitue qu’un point de départ, et non pas une fin en soit. Ce document qu’on va partager ensemble aujourd’hui va orienter les interventions des acteurs et partenaires sur la base des connaissances et besoins réelles des OEV. A titre d’exemple on peut citer les résultas clés ci-après : (i) le chiffre estimatifs de 17.810 OEV au Sénégal pour l’année 2007 (selon le Bull Epidémiologique N° 12 de 2006) ne reflète que le 1/3 des enfants affectés à des degrés divers par le VIH/SIDA ; (ii) seulement 23, 4 % des familles où vivent des OEV ont reçus une aide au cours des 6 mois précédant l’enquête, alors que 74,7 % des parents rapportent des difficultés matérielles et financières pour subvenir aux besoins de base des enfants ; (iii) l’abandon de l’école est plus marquée chez les OEV, (iv) l’insuffisance pondérale chez les OEV est largement supérieur à la moyenne nationale (31, 5% contre 17%). Le défis pour nous est d’honorer la participation de tous les enfants et familles qui ont partagé leur vécu quotidien, et dans quelques cas leurs tragédies de vie, en prenant acte pour avoir un impact réel sur leur future. Sans cela, cette analyse aurait été vaine ; et je suis sure que chaque personne dans cette salle, et chaque personne qui contribue à la lutte contre le SIDA au Sénégal, ne peut accepter une telle issue a cette si belle initiative. Enfin, je voudrais reconnaître et saluer l’esprit de collaboration entre partenaires et acteurs qui a permis la réalisation de cette analyse situationnelle au niveau de tout le territoire Sénégalais. L’approche participative était une condition constante de Synergie et grâce à cet esprit d’ouverture et de partenariat, plusieurs partenaires au développement ont trouvé la formule pour contribuer ensemble au financement de cette activité. Ce n’est pas souvent le cas que nous les partenaires soyons encouragés ou acceptons de le faire. Mais ceci constitue un modèle que j’espère va servir aux autres opportunités dans le future pour une vrai collaboration des partenaires et d’acteurs autour d’une vision claire et opérationnelle. Je voudrais donc féliciter Dr. Ngagne Mbaye et toute son équipe au niveau de Synergie ainsi que les consultants qui ont travaillé sur cette analyse situationnelle. Et aussi féliciter et encourager Dr Ndoye et le CNLS à continuer dans cette optique de collaboration entre les partenaires pour l’appui aux priorités du Plan Stratégique National dans l’esprit de Three-Ones. Je vous remercie de votre aimable attention. |
|||||||