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Mendier moins et apprendre plus grâce à la disponibilité quotidienne de repas
“Ngir Yallah !” (Au nom de Dieu) psalmodient-ils à travers les rues et routes des villes et villages, auprès des passants et devant les domiciles des plus nantis. Ils, ce sont des jeunes de 5 à 18 ans qui, après avoir mendié nourriture et argent le jour, mangent et étudient le soir. Tel se présente le quotidien des enfants vulnérables des écoles communautaires traditionnelles du Sénégal. Comme dans le village de Bodé, dans la région nord du Sénégal. Thierno Daouda Tall, 54 ans, maître à Bodé depuis 1973, apprécie l’appui de l’USAID au profit direct de ses pensionnaires qu’il a la lourde responsabilité de nourrir et entretenir quotidiennement avec le peu d’argent provenant des parents et de la mendicité des enfants. “Aujourd’hui, l’école connaît des changements positifs en matière d’alimentation, d’hygiène et de conditions de vie générales’’ se réjouit-il. ‘’Avant je devais chaque année aller de village en village avec les enfants à la recherche de nourriture et d’autres moyens de subsistance, ce qui était source d’inquiétude pour les parents. Mais aujourd’hui tout cela est derrière nous grâce surtout au programme alimentaire de l’USAID qui nous permet de nous fixer sur place et de nous concentrer sur l’apprentissage”. Mis en oeuvre par l’ONG américaine Counterpart International, le programme alimente 3800 enfants de la région nord dont il cherche à améliorer les conditions de vie et d’apprentissage. De janvier à septembre 2007, près de 1,8 million de repas leur ont été servis, représentant environ 238 tonnes de nourriture dont plus de 191 provenant du programme Titre II Nourriture pour la Paix de l’USAID. “Le temps qui était consacré à la recherche de nourriture dans le village est maintenant dévolu à l’apprentissage et les enfants apprennent plus vite maintenant” poursuit Thierno Tall. ‘’Maintenant chaque enfant sait exactement ce qu’il va manger au déjeuner et au dîner, y compris même la composition des repas. Ils savent tous qu’ils viennent de loin. D’autant plus que la nourriture mendiée peut être source de maladies à cause du manque d’hygiène et de la mauvaise qualité dont on se soucie peu. Les enfants ne se couchent plus avec des maux de ventre et la diarrhée toute la nuit’’. Les principales activités du programme sont la cantine, le déparasitage des enfants, des maîtres et des cuisinières, la réhabilitation des locaux et des latrines, l’éducation à la santé et l’hygiène, ainsi que l’alphabétisation, l’arithmétique, et l’apprentissage d’un métier. |
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